MUSIQUE RAPIDE ET LENTE

Germana Civera

Avec 

Germana Civera, chorégraphe

Inka Romanie-Escrivà, danseuse

Nathan Debailleul, Nora Jabveneau-Civera, Lauren Pearson, Eloïse Tanghe-Watkin : chœur d’adolescents

Didier Aschour, compositeur

Raphaël Vincent, création lumières

 

Partenaires et coproducteurs

Théâtre de Nîmes

Théâtre du Périscope

ICI – Centre Chorégraphique National Montpellier 

MJC La Passerelle Sète

CRAC Sète

GMEA Centre National de Création Musicale Albi

 

DRAC Occitanie - Région Occitanie Pyrénées/Méditérannée

Une proposition de Germana Civera 
d’après "Musique rapide et lente", un livre de Cyrille Martinez, Buchet Chastel, 2014

Avec le 
compositeur Didier Aschour, l'écrivain Cyrille Martinez
, le chef de chœur Nora Civera
 et un chœur d’adolescents

 

Ce projet généreux se saisit d’une jeunesse en quête de sens. Une danse à la conquête du monde.

 

Les grands questionnements de adolescence traversent la chorégraphie de Germana Civera, artiste qui parcourt le monde en scrutant des faits de société à travers le prisme du corps.
Elle a, pour cette création, mené des ateliers avec des jeunes de 16 à 18 ans, accompagnée par Cyrille Martinez, auteur du roman Musique rapide et lente.
En prise avec son époque, il dresse le portrait de quatre jeunes désœuvrés qui vivent dans un « quartier rouge » à la périphérie d’une grande ville. Pour combler leur ennui et parfaire leur look révolté, ils montent un groupe de rock. Les suivant de l’anonymat au succès et jusqu’à l’oubli, cette satire sociale sous forme de courts tableaux est une expérience partagée forte, une ode à la liberté.

Musique rapide et lente c’est :

Un laboratoire d’expérimentation et de création artistique contemporaine

Une expérience partagée

Un jeu dans et hors du temps scolaire  Une ode au temps libre   Un poème à l’adolescence

 

Musique rapide et lente met en scène des adolescents de 15 ans qui vivent dans un quartier rouge à la périphérie d’une grande ville. Que faire quand qu’on s’ennuie, et qu’on refuse aussi bien la carrière d’apprenti proxénète que celle de coiffeur ? Wladimir, dit Wally, monte un groupe avec quatre autres jeunes chevelus et désœuvrés. Ainsi naissent Les Étrangers, et avec eux, la mode de la musique rapide et lente. Sous forme de courts tableaux, Musique rapide et lente dresse le portrait d’une époque imaginaire, qui ressemble aux années 1960 mais qui partage de nombreux traits avec la nôtre.

 

Dans Musique rapide et lente, nous nous habillerons avec mauvais goût, refusant « tout ce qui est facile, tout qui va avec tout » préférant « ce qui ne va avec rien » nous porterons du « made in nulle part ». Gitans sur les bords, nous serons considérés comme « en même temps citoyens et étrangers du pays où nous sommes pourtant nés ». Lors d’un repas tardif dans un snack, nous croiserons la publicité pour le bâtonnet de poissons congelé Capitaine Pané, un rêve de télé-crochet (ici intitulé la Nouvelle Idole). Nous connaîtrons un Age d’Or digne de celui de la peinture hollandaise du XVIIe siècle. Nous rencontrerons le groupe star « Les Pierres Qui Roulent » que nous traiterons de manière irrespectueuse. Nous tomberons fous amoureux. Nous piquerons des crises. Nous enregistrerons un disque. Nous donnerons des concerts. Nous connaîtrons des épisodes dépressifs. Nous chanterons à plein poumons, mais surtout, nous ferons du bruit, beaucoup de bruit parce qu’ « on fait plus de bruit à cinq que tout seul, c’est l’avantage d’être cinq. Les premiers gueulent, le second gronde, la troisième frappe, le dernier hurle ».    1 En italique : extraits du livre

 

Musique rapide et lente se pense comme une odyssée. Un socle fondamental: rassembler les présences des gens de la vie avec les gens du monde de l’art. Tordre le réel, inventer, transformer si la fiction le nécessite, proposer des déflagrations de sens. Il s’agit d’une matière vivante et d’un espace d’espaces par lequel on doit se laisser traverser. Ce qui m’intéresse, et ma nécessité, est le jeu d’écho avec le monde dans lequel nous vivons ; donner à voir et entendre les écarts, les ressemblances, ce qui dans l’homme est immanent, ce qui est perdu...

 

Mais avant tout, il s’agit d’une expérience partagée, d’une création artistique vivante et mouvante; dans laquelle je m’attache à déployer les formes ouvertes de la pensée imaginative, à faire exister différentes modalités du ressenti, interroger le regard et l’écoute, aller vers une émancipation du regard, le sien propre et celui du spectateur. 

Un poème.

GERMANA CIVERA/Artiste résidente à L'ENSAM Montpellier -  2020/2025

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©2020 Sophie Albrecht pour CIA Inesperada